mardi 29 décembre 2020

Photo-montage
Fiction ferroviaire









Gare de Mazy et voie désaffectée de Gembloux, Belgique, décembre 2020


 

jeudi 15 octobre 2020

 Petite femme ronde


On t’ignore

Petite femme ronde

On t’ignore

Pourquoi

On t’ignore

Pas aux normes de ces mecs

Qui oublient de se regarder

Mais t’as tant d’amour en toi

Petite femme ronde et belle

Tu me donnes parfois

Les gestes de ton corps

Les oubliettes de ton regard

Et je sais que je suis un veinard

Lové dans un rêve

Qui te ressemble

Aux normes les tiennes

Pas petite grande femme ronde

Et puis pas ronde

Femme

Tout simplement

On t’ignore

Pas moi

 

 


mardi 1 septembre 2020

 


poetry for women

 

 

Post face de la vie

Relire les pages lues

L’immense désert qui t’a conduit ici

Dune après dune

Ce sable froid glissant dans tes paumes

As-tu vu ces êtres émergeant

De l’étendue

Femmes de l’absolu

Elles s’offrent à d’autres destins

Le tien ne tient pas la route

Femmes de ces continents

De l’envie des corps à l’abandon

Elles n’ont que faire

De ton regard de tes mains tendues

Que faire d’une ombre

Dans le soir qui se voudrait chaud

Et se ridiculise

Relire les pages lues

Tracer à nouveau des pas

Et savoir qu’ils s’effaceront

Lorsque tu balbutieras

A l’envi des mots éculés

Rouges démentiels

Les derniers sans doute

 

lundi 10 août 2020

 Mascarade






Moine masqué tu marches

Dans la ville du patriarche

Yeux fixés sur tes pompes

Au fil des pas

T’as plus d’horizon à la longue

Rêves solidaires des pavés

Que d’autres ont foulés

Quand c’était vénitien

Aux jupons des canaux

Fantasmes colorés sous les cils

Lueurs nocturnes des fanaux

Quand c’était vénitien

Ton carnaval fou

Le satin noir de ton loup

Griffé sur tes joues

Aventurier un peu corto maltese

Tu marches

Dans la ville du patriarche

Tu laisses couler ton sang

Aux commissures de tes lèvres

Avec cette fièvre

Qui les embellit

Ta colombine boit ta bouche

Sous la collerette

Elle aime les causes perdues

Moine masqué tu marches

Dans la ville du patriarche

N’enfile pas ton costume constellé

Pauvre mec désarticulé

Joue doigts collés à ton violon

Les airs félons

De ta ville déserte

Joue ta mascarade

People en rade

En face ils t’épargneront

Feront des ronds

Et ton fard fondera

Sous la lune

Lune de l’infortune

Black night

Camarade de l’artillerie

Des armes lourdes

Qui te rendent invincible

Tenant ta bible

Urbaine et douce

Comme un pierrot un suppôt

De l’extrême onction

Moine masqué tu marches

Dans la ville du patriarche