Blog consacré à la littérature, à la musique (rock,jazz,blues,world,chanson française...), à l'actualité, au cinéma et à tous les arts en général.
lundi 26 février 2018
lundi 1 janvier 2018
Dans le grand couloir de la Gare du Nord
A Bruxelles là-bas près des rails des grandes illusions
Ceux qui nous mènent au quotidien
Ici ou là parce que c’est la vie au quotidien
Dans la foule éparpillée émiettée
Qui ne s’aventure jamais mais suit les chemins connus
Rejoindre sa maison rejoindre son destin
Dans la foule cette foule terrestre aimant l’anonymat
Et la perdition aussi tapie sous les néons
Elle était là cherchant le tracé d’une autre vie
Poussant le petit véhicule
Où s’était assoupi son enfant
Je me souviens
Son bonnet son teint âpre sa jeunesse rom
Bras engourdis ses yeux si beaux
La laine de son manteau
Ce monde d’ailleurs ma jeune gitane
Par-dessus les épaules
Son regard droit dans mes yeux
Je me souviens pourquoi moi et toi
Dans le couloir de cette gare du nord
Dans une ville frileuse transie un soir de décembre
Ton regard me chavirait enfin
Je laisse ma bière sur le comptoir du bar des passants
Te rejoins près de l’entrée d’une boulangerie
Enfant adulte jeune petite paumée
Love dans la froideur des carrelages
Qu’est-ce que tu voulais que je fasse
Pourquoi moi
Non c’est pas de la littérature de gare
On n’attend rien on lit sa petite existence
Dans la vacuité l’envie d’être celui qui avec toi
Refait un monde où
Les poussettes câlinent les gosses
Où on a quelque chose qui vibre
Back to black
À n’en plus savoir à n’en plus souffler
Dans cette foule
Et ton bras ton geste qui m’appelle
Je suis allé dans cette putain de boulangerie
Acheté je sais plus quelle pâtisserie
Et te l’ai donnée dans ta main
Transit vers le petit la petite je sais plus
Dans la poussette
Et les autres ces autres cette masse
De gens blafards inutiles dans leur trépas de morts vivants
C’est quoi ce monde
Couloir central gare du nord Bruxelles
Ton regard dans mon regard
Petite rom ma bière ne mousse plus
J’ai fait quoi
Sweet home baby
Un jour je me reposerai dans ton monde
Ce couloir sera le paradis
Et nous aurons nos doigts tendus lacérés enlacés
Pour leur dire
Que la vie va que la vie elle a une bonne tendance
Je te dessinerai dans mes plus belles aquarelles
Girl of the subway
lundi 4 décembre 2017
Le bug
Nous l’attendions
Frénétiques de l’après
Nostalgiques de l’avant
Le bug
Retrouveront-ils le geste de la main qui écrit
Et ne tapote plus des glyphes sms
Signes de la cabale numérique
Retrouveront-ils leur regard dans le regard
Des autres
Oublieront-ils l’hécatombe du borborygme
Les presse-boutons du cocoon confort
Les nounous du cerveau lobotomisé
Je ne sais pas
Spectateur du bug de la coupure
Plus d’ombilical numérique
Plus de fitness virtuel
Tu ranges ta réalité augmentée
Tu largues ton virtuel
Tu frissonnes
Dans l’ordre conflictuel des choses
Un avion s’est perdu
Un train une rame voguent dans l’infini
Tu te demandes où se blottit le rêve
Le bug paralyse les puces
De ton épiderme
Et la grossesse de tes gènes
Molletonnés Adn hors tva
Les rues résonnent de cris historiques
Résonnent de la jungle originelle
Salves de la résurgence des corps
Polyphonie des envies humaines
Tu te réchaufferas
Au bûcher ardent
Des forêts analogiques mon frère
Et tu aimeras l’évidence
De l’apocalypse
L’orthographe des mers
Engloutissant les écrans morts
Lire : la BD de BILAL,"Bug- Livre 1", chez Casterman(2017).
dimanche 26 juillet 2015
Le phare, voyage immobile, de Paolo Rumiz (Hoëbeke – 2015) | GilRay
En s’enfermant pendant des semaines dans le phare d’une toute petite île de la Méditerranée, Paolo RUMIZ (écrivain italien) a fait de la solitude une voie d’accès à la liberté.. Pourquoi tenter des « expériences » lointaines dans un monde trop connu alors que la navigation intérieure peut amener, enfin, l’émerveillement et l’apaisement?
Le phare, voyage imLe phare, voyage immobile, de Paolo Rumiz (Hoëbeke – 2015) | GilRaymercredi 3 juin 2015
lundi 25 août 2014
André Balthazar
Hommage
André Balthazar, un des derniers grands chantres du surréalisme hennuyer, n'est plus. Je l'ai connu comme collègue, professeur de français, lors de mes trois premières années de cours, à l'Athénée Provincial du Centre, à Morlanwelz, à partir de 1974. Un homme extraordinaire, cultivé, cosmopolite, convivial, il fut l'amical mentor de mes premiers pas.Que de souvenirs!
Il fut l'ami et le comparse d'Achille Chavée et de Pol Bury.
Je voudrais ajouter que j'ai connu, dans les mêmes années, dans le même établissement, un autre collègue d'André, non moins célèbre: le dramaturge Jean Louvet, lui aussi professeur de français et lui aussi un homme charmant, bien qu'ayant du caractère(!), qui m'a pris si on peut dire sous sa houppelande protectrice, un véritable homme de gauche.
Un petit texte d'André, délicieux et tendre: "L'abeille"
L'abeille a le corsage de
son miel.
Son ventre fuse et diffuse, arrondit la chambre. Le voile des rideaux (remparts dont la
transparence l'irrite ; d'un coup le zézaiement se fait colère) enveloppe ce fuseau qui s'empêtre.
Dans l'air, en larges diagonales entre des instants de piétinements chercheurs, des va-et-vient
remplissent tout. Au fond de l'oreille, le cérumen absorbe cette musique voyageuse : ariette qui
tourne et qui soudain s'efface ... La chambre retrouve de la raideur dans ses quatre murs. Puis,
soudain, redémarre le tourniquet doré, têtu, broyeur de vitres.
Plus trapue que la guêpe, elle possède la souplesse qu'exige la diversité des calices : elle
butine le cul en l'air quand il le faut, circule en acrobate prudente parmi les étamines et
pistils qui la poudrent.
Elle ronronne de gourmandise. Parfois déçue (ou le sang à la tête), elle grogne et quitte les
lieux vers d'autres petits fours.
Elle rentre, égarée, et circule un instant, le temps d'une pensée. Et s'en va.
Reste dans l'air un peu de sucre.
Buffonneries André Balthazar
Son ventre fuse et diffuse, arrondit la chambre. Le voile des rideaux (remparts dont la
transparence l'irrite ; d'un coup le zézaiement se fait colère) enveloppe ce fuseau qui s'empêtre.
Dans l'air, en larges diagonales entre des instants de piétinements chercheurs, des va-et-vient
remplissent tout. Au fond de l'oreille, le cérumen absorbe cette musique voyageuse : ariette qui
tourne et qui soudain s'efface ... La chambre retrouve de la raideur dans ses quatre murs. Puis,
soudain, redémarre le tourniquet doré, têtu, broyeur de vitres.
Plus trapue que la guêpe, elle possède la souplesse qu'exige la diversité des calices : elle
butine le cul en l'air quand il le faut, circule en acrobate prudente parmi les étamines et
pistils qui la poudrent.
Elle ronronne de gourmandise. Parfois déçue (ou le sang à la tête), elle grogne et quitte les
lieux vers d'autres petits fours.
Elle rentre, égarée, et circule un instant, le temps d'une pensée. Et s'en va.
Reste dans l'air un peu de sucre.
Buffonneries André Balthazar
Editions Le Daily-Bul, 1990.
Le Daily Bul
Le Daily-Bul ou Daily
Bul ou Daily Bûl est une pensée, une revue et une maison d'édition créée par André Balthazar et Pol Bury à La Louvière en 1957 dans la
mouvance du mouvement CoBrA et du surréalisme
belge.
À l'origine du Daily-Bul, les éditions de Montbliart créées en 1955 par les mêmes.
L'emblème en est un escargot imaginé par le poète Marcel Havrenne, membre du groupe Rupture
Selon Marcel Havrenne, « la pensée
bul n’est pas souvent ce qu’on croit ; elle en serait même, le cas
échéant, tout le contraire »5.
La revue Daily Bul n'a eu que 14 numéros
entre 1957 et 1983, mais a publié des textes de Pol Bury, Christian
Dotremont, Pierre Alechinsky, Achille Chavée, Folon, Roland Topor, Marcel et Gabriel Piqueray.
La maison d'édition publie notamment ces
auteurs et est subventionnée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le Daily Bul, ou Centre Daily-Bul & C°, est
aussi un centre d'archives et d'expositions.
Une rue de La Louvière est ainsi nommée (rue
Daily Bûl) en son honneur.
(Encyclopédie Wikipedia)
"Ce matin, en écrivant une phrase, j'ai perdu une virgule et ne la retrouve plus. Je cherche. En vain.
Pas de virgule. Plus de virgule. Même pas sur mon buvard, dans l'ombre de ce qu'elle fut. Peut-être au fond de l'encrier, là où dorment les miettes de mots et où se réfugient, par beau temps, les miettes de silence ?
Inquiétude.
Chatouillement."
André Balthazar
lundi 4 août 2014
Rue par rue, retrouvez plus de 600 films tournés à Paris
Carte : rue par rue, retrouvez plus de 600 films tournés à Paris - Le nouvel Observateur
Essayez, par exemple, "Midnight in Paris" (Woody Allen) ou, inversément, ciblez un quartier, une rue, un lieu-dit, par exemple le cimetière Montparnasse...
Essayez, par exemple, "Midnight in Paris" (Woody Allen) ou, inversément, ciblez un quartier, une rue, un lieu-dit, par exemple le cimetière Montparnasse...
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