lundi 21 mai 2018


Résultat de recherche d'images pour "Janis Joplin"Polymorphic (Janis)



J’aime le rock un peu bricolé
Tu sais quand l’eau de ta sueur
Coule de tes cheveux gras
Un peu trop longs disent-ils
J’aime le rock qui tangue
Le rafiot des sons
Les guitares autarciques
Et tes doigts qui hésitent
Sur les cordes métalliques
J’aime le rock rauque
La voix qui dérape
Et nous fait l’effet de l’infini
Le trip neurones et tripes
J’aime le rock avec toi
Ma mie des étoiles
Voulue un soir
Aimée et cassée à l’aube
J’aime le rock en roues libres
Dans l’encens des salles
Où les corps s’usent
Et se cherchent
Une cause une lutte une série de rots
Rythmés comme des déjections
D’espoir de brume et d’oubli
J’aime le rock qui m’époumone
La tête qui me thérapeute
Et se bat dans les gestes
inutiles

GilRay
https://youtu.be/E-irXmqIzGA

lundi 5 mars 2018

Paris Invisible : de magnifiques photos de Paris en infrarouge

Quand on pense que Paris a fini de nous dévoiler tous ses secrets et sa beauté, il y a toujours une photo pour nous prouver le contraire. Dans sa dernière série Paris Invisible, le photographe français Pierre-Louis Ferrer nous livre une nouvelle vision épurée et onirique de la capitale de France.

Pour cette série, Ferrer a utilisé la technique de la photographie infrarouge pour mettre en avant la végétation, devenue blanche, sans oublier les monuments iconiques de la ville : Tour Eiffel, Sacré-Coeur, Petit Palais, Cathédrale Notre-Dame, Invalides, etc.

Paris Invisible de Pierre-Louis FerrerParis Invisible : de magnifiques photos de Paris en infrarouge

lundi 1 janvier 2018




Subway girl with a child

Dans le grand couloir de la Gare du Nord
A Bruxelles là-bas près des rails des grandes illusions
Ceux qui nous mènent au quotidien
Ici ou là parce que c’est la vie au quotidien
Dans la foule éparpillée émiettée
Qui ne s’aventure jamais mais suit les chemins connus
Rejoindre sa maison rejoindre son destin
Dans la foule cette foule terrestre aimant l’anonymat
Et la perdition aussi tapie sous les néons
Elle était là cherchant le tracé d’une autre vie
Poussant le petit véhicule
Où s’était assoupi son enfant
Je me souviens
Son bonnet son teint âpre sa jeunesse rom
Bras engourdis ses yeux si beaux
La laine de son manteau
Ce monde d’ailleurs ma jeune gitane
Par-dessus les épaules
Son regard droit dans mes yeux
Je me souviens pourquoi moi et toi
Dans le couloir de cette gare du nord
Dans une ville frileuse transie un soir de décembre
Ton regard me chavirait enfin
Je laisse ma bière sur le comptoir du bar des passants
Te rejoins près de l’entrée d’une boulangerie
Enfant adulte jeune petite paumée
Love dans la froideur des carrelages
Qu’est-ce que tu voulais que je fasse
Pourquoi moi
Non c’est pas de la littérature de gare
On n’attend rien on lit sa petite existence
Dans la vacuité l’envie d’être celui qui  avec toi
Refait un monde où
Les poussettes câlinent les gosses
Où on a quelque chose qui vibre
Back to black
À n’en plus savoir à n’en plus souffler
Dans cette foule
Et ton bras ton geste qui m’appelle
Je suis allé dans cette putain de boulangerie
Acheté je sais plus quelle pâtisserie
Et te l’ai donnée dans ta main
Transit vers le petit la petite je sais plus
Dans la poussette
Et les autres ces autres cette masse
De gens blafards inutiles dans leur trépas de morts vivants
C’est quoi ce monde
Couloir central gare du nord Bruxelles
Ton regard dans mon regard
Petite rom ma bière ne mousse plus
J’ai fait quoi
Sweet home baby
Un jour je me reposerai dans ton monde
Ce couloir sera le paradis
Et nous aurons nos doigts tendus lacérés enlacés
Pour leur dire
Que la vie va que la vie elle a une bonne tendance
Je te dessinerai dans mes plus belles aquarelles
Girl of the subway





lundi 4 décembre 2017

Résultat de recherche d'images pour "Bug Bilal" Le bug




Nous l’attendions
Frénétiques de l’après
Nostalgiques de l’avant
Le bug

Retrouveront-ils le geste de la main qui écrit
Et ne tapote plus des glyphes sms
Signes de la cabale numérique
Retrouveront-ils leur regard dans le regard
Des autres
Oublieront-ils l’hécatombe du borborygme
Les presse-boutons du cocoon confort
Les nounous du cerveau lobotomisé
Je ne sais pas
Spectateur du bug de la coupure
Plus d’ombilical numérique
Plus de fitness virtuel
Tu ranges ta réalité augmentée
Tu largues ton virtuel
Tu frissonnes
Dans l’ordre conflictuel des choses
Un avion s’est perdu
Un train une rame voguent dans l’infini
Tu te demandes où se blottit le rêve
Le bug paralyse les puces
De ton épiderme
Et la grossesse de tes gènes
Molletonnés Adn hors tva
Les rues résonnent de cris historiques
Résonnent de la jungle originelle
Salves de la résurgence des corps
Polyphonie des envies humaines

Tu te réchaufferas
Au bûcher ardent
Des forêts analogiques mon frère
Et tu aimeras l’évidence
De l’apocalypse
L’orthographe des mers

Engloutissant les écrans morts


Lire : la BD de BILAL,"Bug- Livre 1", chez Casterman(2017).

dimanche 26 juillet 2015

Le phare, voyage immobile, de Paolo Rumiz (Hoëbeke – 2015) | GilRay

En s’enfermant pendant des semaines dans le phare d’une toute petite île de la  Méditerranée, Paolo RUMIZ (écrivain italien) a fait de la solitude une voie d’accès à la liberté.. Pourquoi tenter des « expériences » lointaines dans un monde trop connu alors que la navigation intérieure peut amener, enfin, l’émerveillement et l’apaisement?
le-phare-voyage-immobile_2323812_330x450  Le phare, voyage imLe phare, voyage immobile, de Paolo Rumiz (Hoëbeke – 2015) | GilRay